Que sont devenus les drapeaux
volés sur le passage du roi d'Espagne
?
Allez donc voir sur le marché M'dina Jdida, d'oran !
Tout s'achète aujourd'hui ! Donc tout se vend ! Etonnante époque qui vit par procuration les gloires du moment. L'autre jour, dans je ne sais quel pays, on vendait les photos des poubelles d'artistes. C'était fou, mais pas plus fou que de vouloir acheter un drapeau témoin d'une gloire d'un moment (je veux parler du passage du Roi, bien évidemment et non du souverain),à prix d'or.
Les jeunes Oranais ont bien compris les faiblesses de notre société ! mais dites_moi, pour vendre, il faut des acheteurs n'est-ce pas ? Donc qui sont les plus responsbles ou les plus irresponsables, mauvais patriotes, inconséquents ou tout ce qu'on voudra ? Ceux qui vendent ou ceux qui demandent à acheter ?
Toutes proportions gardées, c'est la même chose pours les contrefaçons et même, là où c'est plus que grave pour la prostitution des enfants ! NON ???
Bonne lecture de la Voix de l'Oranie de ce jour :
Marché informel de M'dina Jdida
Des drapeaux espagnols cédés entre 1.200 et 1.500 dinars
Le souk local de l'informel, à sa tête le marché de M'dina Jdida, nous a de tout temps habitués à trouver de la marchandise portant le fameux label «Made in».
Ces derniers jours et depuis les heures qui ont suivi la visite éclair du monarque espagnol et de son épouse à Oran, un nouveau produit semble bien arranger les affaires de certains opportunistes. Ces derniers proposent, ni moins ni plus, à la vente l'étendard espagnol qui ornait les différentes artères de la ville lors de la visite. Les tarifs assez flexibles, se négocient pour les drapeaux de taille moyenne, entre 1.200 et 1.500 dinars, alors que ceux de petites tailles sont cédés entre 100 et 200 dinars. Les commentaires, concernant ces transactions, illicites et qui s'exercent au vu et au su de tout le monde, vont pour certains suivant le fait que ces petits revendeurs trouvent acheteur, et c'est là où se situe toute la problématique.
Il est toutefois acceptable pour des adolescents de porter des tricots sportifs aux couleurs de nations étrangères, mais de là à se payer un drapeau d'un pays, aussi ami soit-il, dénote d'une absence totale de tout esprit patriotique. Ceci au moment où de nombreux élèves simulent le retard pour éviter d'assister à la levée quotidienne des couleurs nationales au niveau de nos établissements scolaires. Il est peut-être temps de se pencher d'une manière assez sérieuse sur la méthode à adopter pour rendre nos jeunes et moins jeunes plus sensibles à l'emblème national et aux symboles qu'il incarne.
Auteur: Zitouni M.









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